Avec la France?
La fin du syndrome de Waterloo ?
C’est nouveau ! Les médias français montrent plus que de l’intérêt pour l’évolution de la situation politique en Belgique. Avec curiosité, maladresse parfois, ils essayent d’expliquer ce que la plupart des Belges ne comprennent pas eux-mêmes. C’est que l’enjeu est de taille. Un Etat européen voisin, en partie francophone, en principe allié, réputé jusqu’ici politiquement stable si pas conservateur, économiquement évolué, risque de disparaître. Si pas complètement, en tous cas dans sa forme actuelle.
C’est que pour la France, les conséquences peuvent être aussi importantes que pour nous, Wallons ou Bruxellois francophones.
Même si nous sommes encore provisoirement dans la cadre belge, le débat sur notre avenir risque très vite se poser sous forme de l’alternative « Belgique continuée ou réunion à la France ». Ce dernier choix pose logiquement les questions du type de relations que nous pourrions avoir avec la France. N’en gardons que trois parmi les plus classiques.
Quels pourraient être les statuts la Wallonie et Bruxelles dans cet Etat que l’on dit « centralisateur à un degré névrotique » ?
L’Histoire nous éclaire. En 1919, l’Alsace et la Lorraine ont réintégré la République, et gardé un certain nombre de dispositions de droit allemand qui étaient favorable et qui sont toujours d’actualité : droit sur la faillite personnelle (depuis élargi à tout le territoire), traitement des membres des clergés, dispositions particulières sur les langues locales (De vraies facilités en quelques sorte…). Pour le reste c’est le Droit français, plus favorable qui s’applique.
Depuis, la Loi de Décentralisation de 1982 a organisé un transfert de compétences de l’État à des institutions distinctes de lui : les collectivités territoriales, parmi lesquelles les régions. Celles-ci bénéficient ainsi d’un pouvoir politique, une certaine autonomie de décision et de leur propre budget (principe de libre administration). Sous la surveillance d’un représentant de l’État (l’autorité de tutelle) qui n’est pas un supérieur hiérarchique, mais vérifie simplement la légalité des actes émis par ces collectivités.
Toutes les régions n’ont pas le même statut. Récemment la Corse (on nous prédit souvent une vocation à devenir des « Corses du Nord »…) a acquis un statut spécial, avec une Assemblée détenant des pouvoirs plus élargis que les autres régions, dotée d’un exécutif doté aux larges responsabilités qui dirige l’action de la collectivité. Un mécanisme permet à l’Assemblée de Corse de mettre en cause la responsabilité du conseil exécutif. Le conseil économique et social s’y est vu reconnaître une vocation culturelle. Actuellement, c’est le seul en France métropolitaine. Des compétences, qui feraient même rêver… la Flandre, ont ainsi été transférées à la collectivité territoriale de Corse, dans des domaines très variés : éducation, communication, culture et environnement, aménagement du territoire, aides au développement économique, agriculture, tourisme, industrie, logement, transports, formation professionnelle, etc… Le conseil régional est aussi l'interlocuteur et le partenaire de l'État pour les programmes importants et de longue durée.
Certes, contrairement à nos décrets ou ordonnances, aucune de ces entités ne possède, jusqu’à présent, de compétence législative. Seul le Parlement vote les lois de la Nation ; et seul le gouvernement conduit la politique de la République. Mais ça a le mérite de la clarté et d’éviter les conflits de compétences que nous connaissons.
La Constitution protège les droits personnels. Ce découpage administratif en régions et en collectivités d’outre-mer (anciens DOM-TOM) n'a pas été réalisé de manière purement arbitraire : il respecte, tant que faire se peut, les identités culturelles, témoins du passé, de l'histoire. La Bretagne, par exemple, a une identité très forte, liée aux péripéties de l'histoire…
Les statuts des régions leur sont adaptés. Il en va ainsi, pour l’exemple, de toute la palette des collectivités d’outre-mer, avec la Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna - qui ont trois rois qui gouvernent et sont… rémunérés par l’Etat français (!) ou la Polynésie devenue complètement autonome et dont les liens avec la France se limitent pratiquement à recevoir le chèque de son budget de fonctionnement…
En France, ces particularismes ne posent pas, ou si peu, de problèmes ni de déséquilibres et personne y trouve à redire ou revendiquer.
Les Wallons et les Bruxellois auront ainsi à leur disposition un large choix de possibilité respectant leurs sensibilités.
On pourrait craindre que faire entrer la Wallonie et Bruxelles au sein de la République, c’est ouvrir la boîte de Pandore d’un fédéralisme centrifuge pour les régions des marches de France. Mais ce risque est-il vraiment si important ou ne serait-ce qu’un chiffon rouge ? Nul doute que le risque, négligeable pour qui est informé, a été évalué. Les marques d’intérêt « officieuses » affichées par les voltigeurs des médias proches du pouvoir (Alexandre Adler dans Le Figaro) depuis la démission d’Yves Leterme de ses fonctions de formateur ressemblaient plutôt à des signaux.
Les médias (et dirigeants) français sortiraient-ils enfin du syndrome de Waterloo qui les a empêchés jusqu’ici de s’intéresser à ce qui se passe à un peu plus de 200 km de Paris ? Syndrome qui, par la volonté des despotes d’ancien régime à qui la philosophie des Droits de l’Homme a fait très peur, a confiné le Peuple de France dans ses frontières d’avant 1789.
Concrètement, la Constitution française prévoit une procédure de double referendum pour l’association de nouveaux territoires. Ensuite, les ressources et l'ingéniosité (la créativité) institutionnelle permettra d'accorder un statut qui satisfera les deux (ou trois, n'oublions pas Bruxelles !) partenaires. Association, absorption, association avec intégration progressive, etc... Beaucoup de choses sont possibles en conservant toute l'armature administrative et réglementaire qui conditionne notre quotidien. (Voir les articles 53 et suivants de la Constitution)
Mais, la France voudra-t-elle de nous et accepterait-elle une « Wallonie sinistrée » ?
Les scénarii financiers catastrophes sur le séparatisme publiés ces derniers temps se basent sur une hypothèse des deux ou trois Etats distincts dans un cadre territorial d’une future ex-Belgique « isolée du reste du monde ». Cet exercice est limitant et orienté. Car enfin, soyons sérieux, la Wallonie sinistrée ? Ce n’est quand même pas le tiers monde ! Nous avons surtout un problème de gouvernance et ne sommes « pauvres » qu’en comparaison avec la Flandre qui est-elle, relativement riche. Par rapport à un PIB européen moyen de 100, la Flandre se situe à 123 (en 2004), tandis que la Wallonie est à 90. La Flandre est précédée d'autres, comme le Bade-Wurtemberg, le Pays basque espagnol, la Lombardie, la Bavière, la Catalogne ou l'Irlande. Michel Quévit dans l’Echo du 31/08/2007 se demandait « si la stratégie actuelle de la Flandre ne consiste pas à récupérer les moyens financiers qui lui permettraient d’intégrer le peloton de tête européen ? Ce qui expliquerait pourquoi la pression flamande porte surtout sur des compétences à incidence financière »…
Il faudrait aussi expliquer un jour, comment la Flandre en est arrivée là en détournant beaucoup de moyens à son profit depuis 1945… Y compris, comme le fait encore remarquer Quévit grâce à la rigidité du principe de péréquation financière. Cette péréquation qui fait qu’ailleurs, les entités fédérées riches contribuent au développement des entités plus pauvres. La clé de répartition (60/40) bétonnée dans les lois de financement est anormalement rigide à la différence du modèle allemand par exemple, où les Länder contribuent au pot commun en fonction de leur croissance économique respective. Dans tout Etat, les régions riches contribuent ainsi au développement des régions moins riches au prorata de la richesse qu'elles créent. C'est le fondement même de la solidarité. Sauf en Belgique. Ce contingentement de la solidarité « à la belge » est une des causes peu citée et donc peu connue, mais à mon sens essentielle du retard (qui est plutôt du «mal-développement») qu’on ne rattrape pas sur les autres régions européennes de vieilles industrialisations comparables.
Wallonie pauvre, vraiment ? Un certain… Di Rupo, alors ministre président de la Région wallonne en 2006 publiait ceci : « A l’échelle de la France, le PIB de la Wallonie la placerait au 8ème rang des 22 régions françaises et au 3ème en matière d’exportations, juste derrière l’Ile-de-France et la région Rhône-Alpes. En termes d’emplois, les groupes français occupent la 1ère place avec 34.000 postes, soit 32 % des 100 premières entreprises industrielles en Wallonie. La France est, de très loin notre 1er client avec quasi 35 % du total des exportations wallonnes. Notre intégration est du point de vue économique est très avancée... On ne le dit pas assez »
Enfin, toujours en matière de solidarité économique, reprenons l’exemple Corse, il est parlant. Un des derniers plans de développement économique lancé en 2002, s'élève à deux milliards d'euros - soit deux fois le plan Marshall - pour une population de… 280000 personnes ! Ce serait, chez-nous, un investissement bien placé. Avec les équipements, les talents et la situation stratégique dont elle dispose, la Wallonie a tous les atouts pour être une des plus performantes régions d'Europe.
Son extraordinaire atonie économique actuelle n’est qu'un effet du contexte particratique belge dysfonctionnel.
Et enfin, Bruxelles ! Ne peut-elle devenir « simplement » un « district européen » ?
Un district limité à 19 communes n'est quasi pas viable et le modèle de Washington DC est tout sauf une réussite enviable, y compris d'ailleurs pour les habitants eux mêmes qui y souffrent d'une sous-représentation démocratique. Par ailleurs, la commission a déjà indiqué qu’il était hors de question de s'encombrer de ce genre de responsabilité. Et surtout, les gouvernements anglais qui n’ont pas renoncé à faire de l’espace européen une vaste zone de libre échange s’opposent à toute attribution de statut juridique à la dite Commission et donc, à toute territorialité.
Le tracé de la frontière linguistique fait partie d'un accord de fédéralisme, on pourrait plaider que cet accord deviendrait automatiquement caduc si l'accord fédéral n'existe plus... Si les flamands ont droit à l'autodétermination, il est évident que les habitants des communes revendiquées par les deux entités auront aussi droit à disposer d'eux-mêmes, et de choisir de lier leur avenir institutionnel à l’entité de leur choix. Mais sous contrôle international. L’exemple du Monténégro qui a obtenu son indépendance par referendum interne a montré que toute la communauté internationale a accepté ce verdict, Serbie comprise. La volonté flamande d'embarquer des territoires peuplés majoritairement de francophones dans leur indépendance ne passera pas la rampe du soutien international. A la condition absolue de refuser la scission de BHV… jusque là !
Il est grand temps que, chez-nous, des médias et des politiques responsables portent le message que la solution française est une hypothèse sérieuse à examiner. À froid si possible. Pas dans l’urgence d’une crise de régime…
par Claude Thayse (http://www.claude-thayse.net/article-12259740.html)
En bref, la Belgique francophone avec la France c'est:
Un vrai contrat d’avenir pour nos enfants :
Moins de gaspillage (Belgique = une cinquantaine de Ministres !)
L’élection du chef de l’Etat au suffrage universel
Un scrutin majoritaire à deux tours avec une majorité claire
Une république laïque, une stricte séparation de l’Etat et de l’Eglise
Un programme de sécurité digne de ce nom
Une politique internationale ambitieuse
Une solidarité sans faille entre les régions
Une politique d’immigration mieux balisée
Un enseignement de qualité
La culture française et les langues régionales wallonnes mieux défendues
Des écoles sportives de haut niveau
Avec la France, l’union ferait vraiment la force
La France croit en l’avenir de la Wallonie où elle investit massivement dans tous les domaines : haute technologie, monde bancaire, grande distribution…
La France croit en nos artistes et nos sportifs qu’elle encourage et récompense régulièrement
Plus concrètement, la France c’est :
Moins d’impôts sur les petits et les moyens revenus des salariés et, parallèlement, la juste taxation des très grandes fortunes
Des pensions plus décentes
Un système de santé performant (le meilleur selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé en 2002)
Enfin de l’argent pour l’enseignement et la culture !
Un environnement plus favorable aux créateurs d’entreprise
Un statut privilégié pour les indépendants
La fin du bilinguisme obligatoire français-néerlandais
La Wallonie a des atouts !
· Ensemble avec la France, c’est surtout le bon choix pour nos enfants face à une Flandre intolérante, gangrenée par l’extrême droite, qui affiche son mépris envers la démocratie et les francophones de Bruxelles et de Wallonie.
· Sur les 23 régions de France, la Wallonie-Bruxelles serait la 6ème en puissance économique.
· Avec la France, les francophones de Belgique pourront affirmer leur langue et leur culture tout en préservant leurs traditions et leur mode de vie.
10 Raisons de plus pour dire "OUI A LA BELGIQUE (FRANCOPHONE) AVEC LA FRANCE"
1- Pour des raisons historiques: le territoire de la Belgique francophone revient naturellement à la France. Notre territoire a été français pendant des millénaires. (la Belgique de César comprenait également un tiers de la France actuelle)
2- Parce que nous parlons la même langue. (Le faite que nous parlions le français n’est pas le fruit du hasard!) En fait nous sommes déjà … Français. La France, ce n’est pas que Paris. La beauté de la France c’est d’être une nation composée de différentes cultures (Alsaciens, Corses,…) avec en commun la pratique de la langue française (avec différent accents selon la région). Le Belge francophone est aussi Français qu’un Breton.
3- Pour des raisons culturelles (musique, cinéma, télévision, art). Ne regardez-vous pas TF1, France 2 et autres medias Français? N’allez vous pas voir de films français? (même nos acteurs Belges jouent dans ces films s’ils veulent une vraie carrière) Ne lisez-vous pas de livres ou magazines français? N’écoutez-vous pas et n’aimez vous pas la chanson française, etc. Si vous répondez “oui” a l’une seule de ces questions vous avez tout compris. (Et vous l‘avez fait plus que probablement). Aussi nos artistes Belges (francophones) doivent d’abord succéder en France pour être reconnu en Belgique. N’est-il pas vrai que nous sommes fier lorsque l’un des nôtres réussi “nationalement” ? (Benoit Poelvoorde, Marie Gillain, Virginie Efira, Axelle Red, Johnny Haliday, Lara Fabian, Maurane, Annie Cordy, etc.…) .
4- Pour des raisons économiques. L’Etat Français redistribue les richesses de façon juste et équitable. Etre avec la France c’est bénéficier de ses lois et de ses aides. Aussi la France consciente de l’immense importance de la culture soutient ses artistes. (C’est notamment la culture qui a permis a la France de devenir l’une des plus grandes puissances mondiale voire LA plus grande puissance à certaines périodes de l’histoire).
5- Pour son exceptionnelle infrastructure. Non seulement, elle investit énormément dans la création de nouvelles routes, ponts, urbanisme etc. mais elle maintien très bien ce qui est déjà existant. L’infrastructure belge se fait vielle. Comparez l’état des infrastructures en France avec celles qui sont en Wallonie. D’accord ils n’ont pas de lumière sur les autoroutes mais les routes en elles mêmes sont bien mieux entretenues. Aussi La SNCF a un réseau bien plus moderne que la SNCB Wallonne que ce soit au niveau des trains ou des gares.
6- La France est chauvine? N’êtes vous pas fier lorsque Justine gagne l'US Open? Ne le seriez-vous pas si votre pays s’accomplissait non pas après quelques victoires mais après une série de bonnes choses acquises au cours de plusieurs millénaires? Ne seriez vous pas fier si votre pays était numéro 1 mondial du top des destinations touristiques et que votre culture et langue était la plus admirée du monde? Les Wallons n’ont pas conscience que d’être avec la France c’est faire partie de la nation la plus enviée du monde. Une fusion avec la France augmentera la valeur touristique de la Belgique Francophone incitant beaucoup plus de gens a venir nous visiter et par conséquent créant des emplois.
7- Nous avons la même monnaie. (l’Euro). Donc pas de tracas quotidien.
8- A l’heure de l’Europe, faire partie de la France ne signifie plus énormément vu que les frontières sont devenues virtuelles. Etre avec la France signifie une gestion commune des lois proches du citoyen, l’Europe s’occupant des lois a plus grande envergure.
9- Déjà, de nos jours, nous sommes plus que très influencé par la politique Française. Nous appliquons souvent des réformes politiques de France. (les signes parentaux du CSA pour la télévision par exemple et autres lois en tout genre.)
10- Bruxelles avec la France c’est plus de pouvoir pour Bruxelles au niveau Européen et mondial. La France a déjà essayé de mettre Strasbourg en avant en investissant énormément dans cette ville pour avoir les institutions européennes dans son pays. Mais en vain, il était trop tard, puisque Bruxelles avait déjà été choisie pour sa parfaite situation géographique. La France abandonnera le support de Strasbourg au profit d’une structure déjà existante et reconnue qu’est Bruxelles avec un déménagement de ce qui reste de Strasbourg à Bruxelles - lui donnant encore plus d’importance qu’elle a aujourd’hui et de nouveaux investissement pour la ville en vue.
Et bien d’autres raisons…
FAQ Pourquoi les francophones de Belgique doivent-ils rejoindre la France ?
La Wallonie n'est absolument pas viable économiquement, financièrement, politiquement. Et elle n'a aucune capacité de former un nouvel Etat en Europe. Pour Bruxelles, c'est la même chose. La France, c'est une chance à saisir par les Wallons et les Bruxellois. Nous sommes vraiment très proches de la France : même langue, même culture, mêmes principes démocratiques... En plus, avec l'EURO, nous avons la même monnaie. De plus, la France est la cinquième puissance économique du monde. La France a aussi une tradition sociale forte. Savez-vous que 40% des grandes entreprises wallonnes sont déjà françaises ?
Puisque la Belgique se déchire de plus en plus, notre intérêt consiste à adhérer à la France comme patrie à aimer : c'est un vrai Pays et un État digne de ce nom.
La France nous apportera-t-elle quelque chose de plus ?
Elle nous apportera ce que la Belgique ne peut plus nous donner. Avec la France, la Wallonie et Bruxelles seront plus libres et plus fortes, plus prospères et plus sociales.
En faisant partie de la France, nous trouverons :
– une expansion économique mieux soutenue par la solidarité nationale et mieux répartie ;
– de meilleures chances d'emploi et la fin du bilinguisme obligatoire dans les services publics à Bruxelles ;
– une sécurité sociale assurée à long terme ;
– un meilleur enseignement, des enseignants mieux respectés ;
– un effort accru pour la sécurité de tous ;
- une politique sportive ambitieuse et de niveau international ;
– une stabilité institutionnelle ;
– de meilleurs services à la population, par exemple une Poste ou une SNCB parlant un français correct à Bruxelles ;
– la liberté linguistique et culturelle.
- une fiscalité moins élevée pour les petits et moyens revenus ;
– une solidarité dans la charge de la dette publique ;
– un statut avantageux pour les indépendants et les artisans ;
– une politique culturelle digne de ce nom valorisant vraiment nos artistes ;
La Wallonie et Bruxelles, toutes seules, ne peuvent réaliser ce programme. Avec la France, c'est un objectif réaliste.
La Wallonie et Bruxelles ne peuvent-elles pas se débrouiller toutes seules ?
Non, même si elles ont beaucoup d'atouts à leur disposition. La Wallonie et Bruxelles ne peuvent pas former à elles seules un nouveau pays. Et les gens n'en ont pas vraiment envie. Ils savent que la Wallonie et Bruxelles ne sont pas viables pour les budgets, pour la sécurité sociale, pour le remboursement de la dette publique.
Et puis, l'Europe est déjà affaiblie par un nombre trop élevé de petits pays. Elle ne pourra accepter la création d'un État supplémentaire.
La meilleure et la plus simple solution consiste à nous tourner vers la France.
Quelle solution faut-il prévoir pour Bruxelles ?
Grâce à l'appui diplomatique français, Bruxelles sera toujours une grande ville francophone, européenne et internationale.
C'est dans son intérêt, comme dans l'intérêt de l'Europe et de la France. Mais Bruxelles ne sera plus la capitale de la Flandre !
Pourquoi Bruxelles ne deviendrait-elle pas un district européen ?
C'est une idée irréaliste et dangereuse pour les Bruxellois : ce n'est pas pour rien qu'elle est proposée par certains Flamands.
Juridiquement, il est impossible d'imaginer une capitale fédérale pour un État fédéral européen qui n'existe pas !
Créer un district européen reviendrait à faire de Bruxelles un territoire sous tutelle de la Commission européenne ! Cela ne règlerait en rien la question du financement des communes et de la région. La langue française serait encore plus écrasée par l'anglo-américain tant prisé par les Eurocrates.
Cela couperait définitivement Bruxelles de la Wallonie et n'empêcherait pas la Flandre de poursuivre sa "reconquête". Bruxelles "district européen" est donc une mauvaise solution convenant aux Flamands mais mortelle pour les Francophones. En revanche, seul l'appui de la France aidera Bruxelles à consolider ses fonctions de grande ville francophone européenne et internationale, ainsi qu'à obtenir le retour des communes à facilités dans la région bruxelloise. Ce qui reconstituerait un lien territorial avec la Wallonie.
La Flandre laissera-t-elle la Wallonie rejoindre la France ?
Les dirigeants flamands déclarent froidement que la Wallonie est un boulet, un frein à l'expansion de la Flandre. Ce qui est faux...Mais ils le disent.
Ce qu'ils veulent, c'est se débarrasser de la Belgique. C'est pourquoi ils ne s'opposeront pas à la réunion de la Wallonie à la France. De toute façon, nous ne demanderons pas la permission à la Flandre pour aller de l'avant.Dans l'après-Belgique, la Flandre et la Wallonie, comme voisines, pourront collaborer activement parce que l'Etat belge ne viendra plus brouiller les cartes entre elles.
L'Europe acceptera-t-elle une union de la Wallonie et de Bruxelles à la France ?
Oui, tout comme elle avait accepté la réunification des deux Allemagnes en 1990. De la même façon, l'Europe se réjouira lorsque la Wallonie rejoindra la France. Elle ne pourra d'ailleurs pas faire autrement. Et il en ira de même pour Bruxelles, car cette solution évitera le désordre. Ce sera une solution simple, pacifique et positive.
Comment définir les nouvelles frontières ?
Un référendum démocratique spécifique sera organisé, commune par commune, dans les zones contestées (périphérie bruxelloise, Fourons et autres communes à facilité) sous contrôle international. Les Germanophones (cantons d'Eupen et Saint-Vith) seront également interrogés démocratiquement sur leur futur statut. D'une manière générale, toute la population sera consultée puisque la Constitution française prévoit expressément le double référendum (en France et dans les territoires demandant la réunion).
Que deviendra la famille royale ?
Une solution humaine et raisonnable sera proposée. La famille royale deviendra une famille "comme les autres". Débarrassés des contraintes de leurs fonctions héréditaires, les membres de cette famille pourront envisager, comme n'importe quel citoyen, d'avoir un engagement politique légitime. Enfin, la famille royale peut vivre sur sa fortune ou avoir une activité professionnelle intéressante. Le cas échéant, certains membres de la famille royale pourraient remplir l'une ou l'autre mission internationale dans des
organismes tels que la Croix-Rouge ou le Comité Olympique.
La Wallonie ne va-t-elle pas souffrir du centralisme parisien ?
Non. La France est un État solidaire et la Wallonie en a besoin.Paris ne dira jamais aux Wallons (ou aux Lorrains ou aux gens du Nord) ce que nous avons entendu dans la bouche d'un Premier Ministre flamand : "Plus un franc flamand pour l'acier wallon" ou "La Flandre n'est pas la vache à lait de la Wallonie". De Gaulle, Mitterrand et ses successeurs l'ont voulu : la France s'est largement régionalisée. Et le mouvement se poursuit. Les régions, les communautés urbaines, les grandes villes connaissent un développement de plus en plus équilibré. Comparez Lille et Charleroi. Voyez le plan de secours mis en oeuvre par la République quand la sidérurgie lorraine a été touchée. La Wallonie, elle, n'a pas été bien traitée par la Belgique officielle. Et quand la Wallonie reçoit des aides, elle les gaspille scandaleusement (c'est le cas des fonds européens "Objectif n°1" donnés au Hainaut). Et la Corse ? Les séparatistes n'y sont qu'en nombre extrêmement limité. Le référendum proposant un statut spécial a été rejeté à une très large majorité. En vérité la Corse est l'une des régions les mieux aidées en Europe, avec un pouvoir régional, et des avantages exceptionnels tels que l'absence de droits de succession. La Wallonie , en devenant une grande région française, participera à la solidarité nationale. Namur restera capitale de la région wallonne, avec son parlement wallon et son exécutif régional. Les provinces seront transformées en départements, qui sont des pouvoirs décentralisés, démocratiques, efficaces et moins coûteux. Et nos communes continueront à rendre leurs services. On peut être à la fois Wallon et Français, Alsacien et Français, Bourguignon et Français…
La France reconnaît ses identités régionales et les soutient. Elle est riche de ses diversités !
Qui paiera nos pensions ? Nos allocations (familiales, de chômage) ? Nos soins de santé ?
La France possède un système très performant de sécurité sociale. Ce système a été créé par le général de Gaulle en 1945.
Il couvre les branches suivantes :
– les assurances maladie, maternité, invalidité et décès ;
– les accidents du travail et les maladies professionnelles ;
– la vieillesse ;
– les prestations familiales.
Il couvre donc un très large éventail de prestations. Plusieurs régimes sont en vigueur selon la catégorie sociale dans laquelle on se trouve :
– le régime général qui concerne les salariés de l'industrie et du
commerce (80% des allocataires français) ;
– le régime agricole pour les salariés et non-salariés de l'Agriculture ;
– des régimes spéciaux pour des catégories particulières de travailleurs telles que les fonctionnaires, les agents de la SNCF ou de l'EDF, etc. ;
– des régimes autonomes qui couvrent les besoins de professions indépendantes autres que les professions agricoles telles que les artisans, les commerçants, les professions libérales.
Le financement de la sécurité sociale est garanti par un système de cotisations et de financements complémentaires assurés par l'État au travers, entre autres, de contributions.
Enfin, un régime d'indemnisation du chômage géré par l'UNEDIC, équivalent de l'ONEM, est organisé en France pour protéger les personnes qui n'ont pas d'emploi. Il faut savoir que
le droit aux allocations est limité dans le temps. Une large couverture sociale est donc organisée par la France. Il n'y a pas lieu de craindre une quelconque perte de protection lorsque la Wallonie rejoindra la France. Les Wallons y seront des allocataires au même titre que tout Français, et y bénéficieront, dès lors, des mêmes droits sociaux. Par ailleurs, lors de l'intégration de la Wallonie dans la France, cette dernière reprendra les obligations de la Belgique en assurant la continuité des prestations sociales comme, par exemple, dans le domaine des retraites. Pour information. En ce qui concerne les pensionnés et les petits revenus :
Le taux d'imposition le plus faible en Belgique est, malgré la réforme fiscale, de 25 % pour les revenus inférieurs à 6.730 euros. Il passe à 30 % sur les revenus compris entre ce montant et 9.580 euros, à 40 % entre ce montant et 15.960 euros, etc. Certes, tout contribuable bénéficie de quotités exemptées d'impôt et les pensionnés, soit sont exonérés d'impôt si la pension est la seule source de revenu et qu'elle ne dépasse pas 12.008,04 euros par an, soit bénéficient d'une réduction forfaitaire d'impôt pour autant
que leurs revenus totaux ne soient pas trop élevés. La fiscalité française est beaucoup plus favorable aux revenus modestes. Si le revenu net imposable est inférieur à 4.262 euros,
le taux d'imposition est nul. Si le revenu est compris entre ce montant et 8.382 euros, le taux d'imposition devient 6,83 % ; il passe à 19,14 % pour les revenus compris entre 8.382 euros et 14.753 euros, etc. En outre, un pensionné bénéficie toujours, en France, d'un abattement de 10 % sur le montant de sa retraite au même titre que celui qui est appliqué pour les frais professionnels, et il bénéficie d'un second abattement de 20 % sur le solde. De ce fait, l'assiette d'imposition en France représente 72% du revenu perçu en Belgique. Avec une espérance de vie, de 15 ans, cela fait près d'un million et demi d'anciens francs belges d'économisés !
Les pensions sont-elles meilleures en France ?
Par rapport à nos pensions moyennes, c'est exact. En France, les salariés du privé, dont l'âge moyen du départ à la retraite est à 61 ans et 9 mois, la pension mensuelle est de
1465 euros. Quant aux fonctionnaires français, ils prennent leur retraite – en moyenne – à 57 ans et 9 mois ; le montant moyen de leur pension s'élève à 1832 euros.
Est-il exact que le revenu garanti est plus élevé en France qu'en Belgique ?
La Belgique n'est pas championne en matière de protection sociale, comme elle veut en avoir la réputation. La protection des seniors laisse en effet à désirer. On constate de sérieux écarts entre le revenu minimum garanti aux seniors belges et la moyenne européenne. Ce revenu garanti pour un couple de Belges après la vie active est de 753 euros, soit largement en-dessous de la moyenne européenne (1.135 euros) ou encore des montants dont bénéficient par exemple à coup sûr les Français (1.281 euros). Les personnes encore en âge de travailler ne sont guère mieux loties. Ainsi, seul le revenu minimal qui leur est garanti au Portugal (362 euros), en Norvège (658 euros), au Danemark (689 euros) et
en Irlande (708 euros) est inférieur à celui pratiqué en Belgique (719 euros). Dans les autres pays, il est supérieur au nôtre.
Faudra-t-il accomplir un service militaire en France ?
Non. La France a supprimé le service militaire obligatoire, depuis plusieurs années. Mais la France est bien défendue, car elle dispose d'une armée de métier efficace. Les jeunes volontaires peuvent s'y engager pour accomplir une véritable carrière. Et les militaires de profession sont bien mieux considérés et mieux payés en France que chez nous…
Qui prendra en charge la dette publique belge ?
La dette publique belge est de l'ordre de 249 milliards d'Euros au 31 mars 2006 contre 253 milliards en 2001. Elle ne diminue donc qu'en proportion du P.N.B. et guère en volume ! Cela revient à 25.000 euros ou à 1 million d'anciens FB par habitant (nouveau-né compris). Quand un pays disparaît, la charge de l'ancienne dette doit être reprise par les nouveaux États successeurs. La Flandre en supportera environ 60% (critère du nombre d'habitants et de la quote-part dans le produit intérieur brut). Le reste, soit 40%, sera à charge de la Wallonie et de Bruxelles. A noter que la dette belge est essentiellement une dette interne. Les créditeurs, ceux qui détiennent des obligations, sont pour la majorité des institutions bancaires et des citoyens belges. La solidarité française et l'étalement dans le temps allègeront ce poids. Le coût financier de la réunification française sera beaucoup moins lourd que celui de la réunification allemande. La dimension de la France et de son budget, son endettement moins important et les avantages politiques, économiques et stratégiques que la France retirerait d'une union avec la Wallonie et Bruxelles, permettraient de justifier cette solution.
Qu'a fait la France pour nous dans le passé ?
Beaucoup. Elle n'a cessé de nous apporter la lumière de sa langue et de sa culture. Et à travers celles-ci, ses valeurs de liberté et de démocratie, de justice et de générosité.
Au début du 19e siècle, elle a favorisé les premiers grands travaux publics et l'industrialisation. En 1831-1832, elle est venue deux fois avec son armée pour nous protéger contre les attaques hollandaises. En 1914 et en 1940 (bataille de Gembloux notamment), des milliers de jeunes soldats français sont morts sur notre territoire pour tenter de repousser ou ralentir l'invasion. Après la première guerre mondiale, la France nous a proposé une Union économique, refusée par un gouvernement belge déjà soumis à l'opposition de la Flandre.
En 1936 encore, l'accord militaire franco-belge est cassé par suite de la pression d'une Flandre désireuse de ne pas offenser l'Allemagne nazie. Au cours des dernières années, les entreprises françaises, industrielles ou de services, ont énormément investi chez nous, ce qui a contribué à un début de redressement de l'économie wallonne.
Devrons-nous renoncer à nos traditions et à nos règles particulières pour nous fondre dans la République ?
Non ! Chacun c onnaît la grande diversité des traditions locales et régionales en France. Elles font partie d'un patrimoine commun et sont valorisées et conservées. Un bon exemple est celui de l'Alsace-Moselle qui a gardé son style de vie, son habitat, son identité, ainsi que certaines lois particulières. Il en ira de même avec nos traditions.
Qu'en adviendra-t-il de la Flandre?
Soit elle restera un Etat indépendant. (photo ci-dessous)
Soit, ce qui semble plus vraisemblable, elle retournera aux Pays-Bas. (photo ci-dessous)
La France voudra-t-elle de nous ?
Oui.
Imagine-t-on un pays refusant de s'agrandir pacifiquement ? La réunification allemande, en 1990, a donné 16 millions d'habitants supplémentaires à l'Allemagne de l'Ouest. L'Europe sera mieux équilibrée si la France comptait 4,2 millions d'habitants (Wallons + Bruxellois) en plus. Avec la Wallonie et Bruxelles, la population de l'Hexagone augmentera de 7%. L'économie wallonne intéresse la France : 40% des grandes entreprises wallonnes sont déjà françaises. Pour la France, la position géographique exceptionnelle de la Wallonie est importante ; de même que le rôle européen et international de Bruxelles, grande ville francophone. Les atouts et les richesses de la Wallonie et de Bruxelles constitueront un apport considérable en ressources humaines (techniciens, cadres, main-d'oeuvre qualifiée, professeurs, chercheurs) économiques (entreprises de pointe, infrastructures, laboratoires, marchés d'exportation), artistiques et culturelles (écrivains, artistes, cinéastes, acteurs, chanteurs, musées, etc.). D'éminentes personnalités françaises, comme le général de Gaulle ou l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, et bien d'autres, ont fait savoir que la France serait prête à nous accueillir si nous en faisions la demande.
En conclusion, la France est et sera encore plus demain une chance exceptionnelle pour la Wallonie et Bruxelles ! A nous de la saisir!
Texte largement inspiré du programme du RWF-RBF.